Ski : compte à rebours et polémique pour la Coupe du monde Zermatt/Cervinia

Publié par La Rédaction Radio Mont Blanc - -
© Agence Zoom

Les premières courses transfrontalières de l'histoire de la Coupe du monde de ski alpin se déroulent sur fond de crise climatique.

A la frontière entre la Suisse et l’Italie, avec le mont Cervin en toile de fond, la station de Zermatt a fait couler beaucoup d’encre ces dernières semaines. C’est sur la nouvelle piste transfrontalière Gran Becca, tracée entre Zermatt et Cervinia en Italie, que se tiendront ce week-end, les deux premières Coupes du monde de descente de cette nouvelle saison de ski alpin.

Une piste fraîchement créée après avoir creusé des morceaux du glacier du Théodule à l’aide de pelleteuses qui ont aussi dû boucher des crevasses, créant l’indignation des associations environnementales, comme nous l’expliquions dans notre article le 30 octobre dernier.

Alors que les entraînements ont débuté mercredi 8 novembre 2023, Fabien Saguez, le président de la fédération française de ski (FFS) partage le point de vue de la fédération concernant cette étape de la Coupe du monde.

ITC Fabien Saguez 1-Début CDM Zermatt 2023 scandale (32’s)

Face à la polémique certains ont même demandé aux skieurs de boycotter l’étape. Pénaliser les sportifs n’est pas la solution selon Fabien Saguez qui souhaite tout de même que chacun se responsabilise sur la question de l’urgence climatique.

ITC Fabien Saguez 2-Début CDM Zermatt 2023 scandale (27’s)

Une troisième descente d'entraînement hommes aura lieu ce vendredi. Les deux descentes de compétition sont programmées samedi et dimanche à 11h30.

Pendant ce temps les slalomeuses elles, iront ouvrir leur saison avec deux courses en Laponie, à Levi.

Chez les hommes parmi les grands absents sur le mont Cervin pour l’étape du samedi 11 et dimanche 12 novembre, le savoyard Alexis Pinturault, vainqueur de la Coupe du monde 2020-2021, qui malgré sa ‘’reconversion’’ en vitesse, a annoncé qu’il ne ferait pas le déplacement compte tenu justement du contexte environnemental et sa polémique.

«Cette compétition, surtout à ce moment-là de l’année, n’a pas de sens. L’épreuve n’est pas dans l’air du temps. Elle choque tout le monde» a déclaré le skieur de Courchevel au journal suisse 20 minutes.

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