Le secteur résiste, mais les acteurs de la filière réclament un véritable « Made in EU » pour préserver la production, les emplois et les savoir-faire industriels.
L'heure est à la mobilisation pour la filière automobile haut-savoyarde. Réunis à Cluses le 25 juin 2026, les principaux acteurs du secteur : la FIEV, qui représente les équipementiers, l'UIMM Haute-Savoie, organisation professionnelle de l'industrie, et le SNUDEC, syndicat des entreprises du décolletage, ont dressé le constat d’une crise qui fragilise les entreprises et menace des milliers d’emplois, notamment dans la Vallée de l’Arve.
Le territoire, où sont implantées près de 69 % des entreprises françaises de décolletage, est particulièrement exposé.
Une filière sous pression
Hervé Brelaud, vice-président de la FIEV et directeur général adjoint de NTN Europe alerte sur la menace que représente la concurrence chinoise pour le marché français.
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En Haute-Savoie, après une chute de 11 % en 2024, la production de véhicules a légèrement repris en 2025. Mais sur le long terme, la tendance reste préoccupante : la production a reculé de 60 % depuis 2002 et de 32 % depuis 2019.
La crise que traverse la filière automobile ne s’explique pas par un seul facteur. Les industriels doivent composer avec un marché en pleine évolution et des défis qui se multiplient.
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Les entreprises voient leur activité ralentir et redoutent des pertes de marchés avec des conséquences possibles sur l’emploi.
Un appel à l’Europe
Malgré ce contexte, les industriels haut-savoyards poursuivent leurs investissements pour moderniser leurs outils de production, développer les compétences de leurs salariés et diversifier leurs activités. L'objectif est de préparer l'avenir, notamment autour de l'électromobilité et de l'hydrogène, tout en préservant les savoir-faire du territoire.
Pour maintenir le cap, les organisations professionnelles appellent aussi à des mesures fortes et rapides au niveau européen.
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Les acteurs de la filière réclament à un véritable « Made in EU », limité aux 27 États membres, avec des seuils de contenu local portés à 80 % pour les véhicules et 70 % en moyenne pour les pièces.