9 communes chablaisiennes sont concernées par ce diagnostic archéologique.
C’est une nouvelle étape dans le chantier de la future autoroute A412 qui doit voir le jour entre Thonon-les-Bains et Machilly. L’étape de l'archéologie préventive a commencé lundi 2 février 2026, menée par la Direction Régionale des Affaires culturelles (DRAC) et l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP). Objectif : identifier et préserver les vestiges historiques potentiellement présents sur le tracé de la future « autoroute du Chablais ».
L’enjeu environnemental reste au cœur des préoccupations
Neuf communes chablaisiennes sont concernées par ce diagnostic archéologique : Loisin, Machilly, Ballaison, Bons-en-Chablais, Lully, Perrignier, Allinges, Anthy-sur-Léman et Thonon-les-Bains.
Philippe Le Sénéchal est le directeur d’Amedea, le concessionnaire du projet A412. Il explique en quoi consiste précisément cette nouvelle phase du projet.
ITL Philippe Le Senechal 1 -Diagnostics préventifs A412_WMLe diagnostic qui a démarré cette semaine concerne les champs et prairie. Une seconde phase de « pré-fouilles » aura lieu pour les zones humides et boisées en septembre 2026, date à laquelle est aussi attendu l’arrêté d’autorisation environnementale, actuellement en cours d’instruction par les services de la Préfecture de Haute-Savoie. Ces milieux sont en effet beaucoup plus sensibles aux enjeux environnementaux. Des conditions environnementales strictes ont justement été mises en place dès cette semaine sur place.
ITL Philippe Le Senechal 2 -Diagnostics préventifs A412_WMA la fin de cette phase de diagnostic, un bilan sera établi par les archéologues de l’INRAP. Il est rendu au bout de deux à trois mois. D’ici avril, les résultats permettront de déterminer si, oui ou non, il est nécessaire de lancer « des fouilles archéologiques » à proprement parler.
Une autoroute toujours contestée
Le projet de l'A412 reste dénoncé par de nombreuses associations protectrices de l’environnement. FNE 74 a justement publié un communiqué ce mardi 3 février 2026 pour dénoncer les impacts du projet : « Les travaux de l'autoroute ravageraient des espaces boisés, des prairies, des zones humides et la biodiversité qui y prospère. Les porteurs de ce projet continuent par ailleurs d'ignorer le secteur agricole du Chablais, alors que ce projet menace l'ensemble de cette filière vitale. »
Une ZAD (zone à défendre) a par ailleurs été installée à Mésinges, à proximité de Thonon-les-Bains.