L’extension de la discorde.
Le projet se trouve dans les tiroirs de la mairie passerande depuis 2016, engagé sous la municipalité Kollibay et depuis il a été validé par la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) et la Direction Départementale des Territoires (DDT).
Comme présenté lors de la réunion publique organisée en avril 2025, l’objectif est d’agrandir
la zone d’activité commerciale et artisanale (ZAE) des Egratz de 9200 m2 sur les terrains appartenant au propriétaire privé du Château Corbin.

Le site pourrait alors accueillir une soixantaine d’entreprises, installées dans des box modulables de 300 m2 avec un étage.
Une perspective qui présente plusieurs avantages pour le maire de Passy, Raphaël Castera.
ITC Raphaël Castera 3-ZAE Les Egratz Passy
De leur côté, les riverains du quartier des Nids s’inquiètent des nuisances qui seront causées par l’intensification de l’activité dans la zone et de la pollution engendrée dans une vallée déjà connue pour sa mauvaise qualité de l’air, comme le rappelle Mallory Guyon, médecin généraliste membre du collectif
Coll’Air pur.
ITC Mallory Guyon 2-ZAE Les Egratz Passy
Sans compter la destruction nécessaire de 2 hectares de forêt pour permettre l’extension.
ITC Mallory Guyon 4-ZAE Les Egratz Passy_WM
Mais dans le cadre des mesures compensatoires, 8.5 hectares de forêt seront aussi sanctuarisés.
L’ajout d’un merlon de 1,8 m de haut entre les arbres et les locaux artisanaux est aussi prévu ainsi que le maintien d’un rideau végétal de 50 m de large sur toute la partie jouxtant les immeubles des Nids et les futurs bâtiments.
Raphaël Castera détaille le contexte environnemental global du projet.
ITC Raphaël Castera 1-ZAE Les Egratz Passy
La partie qui sera défrichée sera la partie située au plus proche des locaux du SITOM et du bâtiment EDF.
Plutôt que d’agrandir la ZAE des Egratz, le collectif Coll’Air Pur propose de récupérer le foncier de l’actuel incinérateur dont la Délégation de Service Public (DSP) se termine en 2030.
Une alternative favorable pour les militants qui souhaitent la fermeture de l’infrastructure, responsable d’une partie de la mauvaise qualité de l’air dans la vallée, selon les associations de défense environnementale.