Montagne : le gouvernement veut faciliter l’abattage des loups

Publié par La Rédaction Radio Mont Blanc - -
Image d'illustration - Envato

Les « tirs de défense » seront autorisés en cas d’attaque, même si le troupeau n’est pas protégé.


Un nouvel arrêté est attendu « dans les prochaines semaines ». Les ministres de l’Agriculture Annie Genevard et de la Transition écologique Mathieu Lefèbvre, en visite en Haute-Marne, ce lundi 16 février 2026, ont annoncé que les tirs contre un loup seront autorisés en cas d’attaque même si l’éleveur n’a pas mis en place de protection spécifique.

Jusqu’ici ce droit était soumis à l'installation de clôtures et autres protections.

Un nombre croissant d’attaques de loups sur de nouveaux territoires

Le gouvernement prévoit toutefois que l'éleveur qui bénéficie d'une intervention contre le loup « s'engage à protéger son élevage dans l'année qui suivra ». En outre, l'indemnisation, qui cesse actuellement après deux attaques si les animaux ne sont pas protégés, se poursuivra à la seule condition que l'éleveur soit « engagé dans une démarche de protection, même si celle-ci n'est pas encore terminée. »

Les territoires fréquentés par les loups se sont étendus en dix ans, et le nombre d'attaques dans de nouvelles zones est en augmentation.

Le mardi 8 février, huit départements, dont les Pays de Savoie, ont adressé un courrier au Premier ministre Sébastien Lecornu afin de demander à relever « significativement » le quota autorisé d'abattage du loup, pour « sauver la filière de l'élevage ».

L ’assouplissement des conditions des « tirs de défense » était aussi l’une de leurs revendications.

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