Le préfet, en poste à l’époque, devrait verser 5 000 € aux associations requérantes.
Les associations de défense de l’environnement dont One Voice et l’Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS) parlent d’une « victoire » partagée sur leurs réseaux sociaux. Selon les 7 organismes engagés dans la procédure judiciaire, le 12 janvier dernier le Tribunal administratif de Grenoble a annulé l’arrêté préfectoral qui autorisait l’abattage de 75 bouquetins du massif du Bargy en 2022. L’arrêté préfectoral en question prévoyait initialement l’abattage de 170 bêtes. Malgré la mobilisation de plusieurs opposants qui avaient obtenu la suspension en urgence de cet arrêté, Yves Le Breton, alors préfet de la Haute-Savoie à cette période, avait, dans la foulée, repris un autre arrêté permettant de tuer 75 animaux. Selon One Voice « 61 bouquetins ont été abattus en deux jours » et les tests finaux avaient finalement révélés que seulement 3 d’entre eux étaient porteurs de la brucellose. Via cette décision, la justice reconnait que le préfet a ignoré la suspension judiciaire pour réaliser tout de même ces abatages et le condamne à verser 5 000 € aux associations requérantes pour compenser leurs frais de procédure.
La brucellose n’est toujours pas endiguée
Présente dans la population de bouquetins du massif du Bargy depuis 2012, la brucellose est une maladie bactérienne très contagieuse chez les bovins et les petits ruminants. Les différents services et agences de l'État continuent à surveiller étroitement l’évolution de la situation sanitaire puisque la mala