Opération séduction pour le CERN.
Ce lundi 31 août, le Centre européen pour la recherche nucléaire, basé à Meyrin, en Suisse, a exceptionnellement ouvert ses portes à des citoyens, qui ont pu descendre 53 mètres sous terre pour visiter le fameux accélérateur de particules.
Une manière pour le Centre de rendre plus concret son projet de futur collisionneur qui serait construit dans le sous-sol haut-savoyard, et ainsi espérer d'obtenir l'adhésion des habitants du territoire, vivement opposés à ce projet.
Parmi les visiteurs d'un jour, il y avait Jacqueline. Elle habite Choisy, une commune située sur le tracé du futur collisionneur.
ITA Jacqueline 2 - Cern visite collisionneur (33'')
S'il est approuvé par les 25 états membres du CERN, le futur grand collisionneur aura une circonférence de 91 kilomètres, soit trois fois plus que l'actuel.
Le tracé le fera passer par La Roche-sur-Foron, Nangy, Contamine-sur-Arve ou encore Ville-la-Grand.
Yann Léchevin est le chef des relations institutionnelles pour ce projet de grand collisionneur.
Il explique pourquoi un tel tracé a été choisi.
ITA Yann Léchevin 1 - Cern visite collisionneur (41'')
Le débat autour de ce futur collisionneur est tel qu'une grande consultation publique est en cours. Elle a commencé en juin et se terminera en octobre.
Cette visite du site de Meyrin était l'un des volets de cette consultation.
Dominique Simon est membre de la commission particulière du débat public autour du futur collisionneur.
ITA Dominique Simon 3 - Cern visite collisionneur (40'')
Si le projet est approuvé par les 25 états membres, la construction de l'infrastructure ne commencera qu'en 2038, pour une mise en service près de 10 ans plus tard.