Avec la hausse des températures en mars, les chenilles processionnaires sortent déjà de leurs cocons, et elles peuvent être dangereuses pour la santé.
Les chenilles processionnaires sont de plus en plus nombreuses dans nos Pays de Savoie. Les températures sont plus douces, ce qui leur permet de survivre en altitude et dans des zones plus au nord.
Elles font leurs cocons dans des pins, des chênes et parfois des cèdres. Leur nom provient de leur manière d’éclore : au printemps, lorsqu’elles sortent de leurs cocons, elles descendent en file indienne le long des arbres afin de s’enterrer dans la terre pour entrer en chrysalide et devenir des papillons durant l’été. Mais cette année 2026, ce phénomène se déroule plus tôt dans la saison à cause des températures printanières du mois de mars.
Une menace pour l’humain et les animaux
Leurs poils sont urticants et nocifs pour la santé. Ils provoquent des démangeaisons, des œdèmes, des troubles respiratoires, et dans les cas les plus rares, un choc anaphylactique. Il est fortement déconseillé d’approcher ou de toucher les cocons ou les chenilles, même mortes. La particularité de cette chenille est qu’elle peut perdre ses poils lorsqu’elle est dérangée par l’Homme. Ils sont suffisamment légers pour s’envoler dans l’air et peuvent contaminer des zones plus loin.
Si vous allez vous balader dans les forêts, portez des vêtements couvrants. Cela vous empêchera d’être en contact avec leurs poils. Et si vous avez des animaux domestiques, particulièrement des chiens, restez attentifs à leur comportement. Un simple léchage peut provoquer un gonflement et des vomissements. En cas de symptômes suspects, contactez directement un vétérinaire.
Quels sont les moyens pour s'en protéger ?
De nombreux arrêtés municipaux ont été pris contre les chenilles processionnaires, comme à Bonneville, Saint-Julien-en-Genevois ou Tresserve, à côté d'Aix-les-Bains. Les zones infestées sont signalées grâce à des panneaux et des pièges sont installés autour des arbres contaminés.
Les communes comptent aussi sur l’entraide des habitants. Si vous repérez des nids, signalez-les, avec une photo, aux autorités locales.
Une plateforme de signalement en ligne a également été mise en place par Atlasanté.
Si vous en trouvez dans votre jardin, plusieurs solutions sont possibles pour limiter la propagation. Vous pouvez installer des pièges sur le tronc afin d'éviter que les chenilles n’atteignent le sol. Vous pouvez aussi installer des perchoirs à mésanges, qui sont les prédateurs naturels des chenilles processionnaires : elles en mangent entre 150 et 200 par jour.