Ce qui s'annonçait comme une grande journée de manifestation a viré à la guérilla urbaine.
Ce samedi 17 octobre, plusieurs syndicats, mais aussi des gilets jaunes et des organisations lycéennes avaient appelé à descendre dans la rue pour dénoncer la hausse du coût de la vie et réclamer des moyens supplémentaires pour le service public.
Si les responsables des cortèges avaient appelé à défiler dans le calme, rapidement, des casseurs venus en découdre avec les forces de l'ordre sont passés à l'action, donnant lieu à des scènes de guérilla urbaine.
Les plus grandes violences ont été recensées dans les grandes villes.
Dans les Pays de Savoie, les cortèges avaient commencé dans le calme.
4 000 personnes ont ainsi défilé à Annecy, 3 000 à Chambéry, 400 à Thonon, 200 à Albertville et une cinquantaine à Annemasse.
Plusieurs blocages ont été recensés sur les autoroutes et voies rapides de la région : une opération "péage gratuit" a été installée sur l'A41 nord, au niveau de la sortie vers Aix-les-Bains.
Des manifestants ont réussi à investir la VRU de Chambéry et la RN90 au niveau d'Albertville pour interrompre la circulation.
C'est surtout en fin de journée que la situation a dégénéré. Plusieurs dizaines de commerces ont été victimes de dégradations à Annecy, Annemasse, Chambéry et Albertville. Du mobilier urbain a été incendié.
À Annemasse, 11 personnes ont été interpellées, trois à Annecy.
Les affrontements avec les forces de l'ordre ont duré une bonne partie de la nuit. À Albertville, les émeutiers ont tiré des mortiers d'artifice, mis le feu à des poubelles et installé des barricades.